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Pontiac Chieftain Catalina Hardtop 4 portes 1956
Présentation
La Pontiac Chieftain a été produite de 1949 à 1958 et a occupé plusieurs positions dans la gamme Pontiac au cours de sa carrière.
À son lancement en 1949, elle remplace la Pontiac Torpedo en tant que modèle d'entrée de gamme. En 1952, avec la disparition de la Streamliner, la Chieftain devient le seul modèle… proposé par la marque. Deux ans plus tard, l'arrivée de la Star Chief lui redonne son statut de modèle d'accès à la gamme.
Pour le millésime 1956, Pontiac augmente la cylindrée et la puissance de son V8. Malheureusement, cette évolution coïncide avec un durcissement des conditions de crédit automobile aux États-Unis, entraînant une baisse des ventes de l'ensemble des constructeurs.
Le véhicule proposé
Nous vous présentons une Pontiac Chieftain Catalina Hardtop 4 portes de 1956, un exemplaire authentique présentant une carrosserie saine, ayant bénéficié de plusieurs interventions mécaniques récentes.
Cette américaine des années 1950 constitue une excellente base pour un amateur souhaitant disposer d'une voiture roulante immédiatement, tout en la restaurant progressivement selon ses envies… et son budget.
Extérieur
Deux possibilités s'offrent à son futur propriétaire.
La première consiste à préserver sa superbe patine, éventuellement protégée par un simple vernis transparent.
La seconde est d'imaginer cette immense berline retrouver tout l'éclat de sa combinaison d'origine Hialeah Green et Raven Black, avec ses abondantes garnitures chromées.
Quelle que soit l'option retenue, cette Pontiac impressionne immédiatement par ses dimensions généreuses et sa présence typiquement américaine.
Le capot noir se prolonge par les célèbres inserts chromés en forme d'ailes qui décorent les portes, signature stylistique de Pontiac en 1956.
Le toit, également peint en noir, accentue encore l'élégance de cette carrosserie Hardtop sans montant central.
La peinture actuelle laisse apparaître :
plusieurs zones d'apprêt gris, témoins d'une restauration interrompue ;
les restes de la teinte verte d'origine ;
un contraste particulièrement évocateur de son histoire.
Les roues en acier peint de 15 pouces, équipées de leurs enjoliveurs centraux (« dog dish ») et de cerclages chromés (« beauty rings »), complètent parfaitement l'ensemble.
À l'avant, une large moulure chromée traverse le capot jusqu'à l'imposant ornement ailé dominant un massif pare-chocs chromé.
L'état général présente les défauts habituels d'une voiture non restaurée :
corrosion superficielle généralisée ;
piqûres sur plusieurs éléments métalliques ;
peinture craquelée ;
quelques cloques de corrosion ;
perforation par la rouille sur le pare-chocs arrière.
Mais cette voiture réserve encore de bonnes surprises.
Intérieur
Si une restauration est envisagée, une grande partie du travail semble déjà accomplie à l'intérieur.
Les panneaux de portes, bien qu'usés par le temps, sont largement conservés et arborent toujours leur magnifique présentation bicolore vert et blanc typique des années 1950.
La large banquette avant mêlant tissu et vinyle vert est remarquablement bien préservée. Seules quelques traces de saleté sont visibles.
La structure peinte en vert clair rappelle immédiatement l'esthétique des célèbres « diners » américains des années cinquante… sauf qu'ici, il s'agit de l'original.
La banquette arrière présente également une belle conservation malgré son âge.
Le volant en plastique vert est fissuré mais complet, avec son large demi-cercle de klaxon monté sur une colonne chromée.
Le tableau de bord est particulièrement séduisant, avec une instrumentation très bien conservée.
La radio AM est installée sur une plaque métallique polie située au-dessus de la boîte à gants centrale. Cet élément paraît toutefois plus ancien que le reste du tableau de bord et semble provenir d'un autre véhicule.
La grille du haut-parleur présente quelques traces de corrosion.
Sous celle-ci se trouve un distributeur de mouchoirs escamotable, accessoire typique et particulièrement emblématique des automobiles américaines de cette époque.
La moquette avant est usée mais encore présente, tandis que le revêtement de sol arrière devra être remplacé.
Le ciel de toit est taché et sale, mais reste correctement tendu.
Le coffre est relativement propre. Il conserve son tapis ancien, la roue de secours ainsi que le cric d'origine.
Mécanique
Sous l'immense capot prend place le V8 Pontiac de 317 pouces cubes (5,2 litres), alimenté par un carburateur double corps.
Il est associé à la célèbre boîte automatique Hydramatic à 4 rapports, qui transmet la puissance au pont arrière doté d'un rapport de 3,08:1.
Le compartiment moteur présente une belle patine d'origine.
On y observe :
de la corrosion superficielle sur les collecteurs d'échappement ;
quelques traces de vieillissement sur différents composants.
En revanche, l'ensemble paraît complet, y compris le boîtier de filtre à air d'origine.
Le freinage est assuré par quatre tambours.
Selon le propriétaire actuel, plusieurs travaux ont été réalisés récemment :
révision complète des freins arrière ;
remplacement du maître-cylindre.
Soubassements
Les dessous de caisse reflètent naturellement les presque soixante-dix années de cette automobile.
On y retrouve :
une importante corrosion superficielle ;
quelques débuts de corrosion plus profonde dans certains replis de caisse.
L'échappement double rejoint les silencieux de type d'origine avant de déboucher sous le pare-chocs arrière grâce à des rallonges chromées.
Les éléments de suspension présentent des traces normales de saleté routière.
Aucune fuite importante n'a été constatée, hormis quelques résidus d'huile sur le carter moteur.
La suspension est composée :
de ressorts hélicoïdaux à l'avant ;
de ressorts à lames à l'arrière.
Les amortisseurs semblent avoir été remplacés relativement récemment.
Essai routier
Cette Pontiac illustre parfaitement le contraste entre une carrosserie marquée par le temps et une mécanique encore parfaitement exploitable.
Lors de notre essai, elle s'est montrée agréable à conduire.
Le moteur fonctionne correctement, les accélérations sont satisfaisantes et le freinage inspire confiance.
Les seuls défauts relevés concernent :
l'absence de réception de la radio ;
la poignée extérieure de la porte conducteur, qui ne fonctionne pas.
Tous les autres équipements se sont comportés normalement.
Conclusion
Les Pontiac de cette époque font aujourd'hui partie des marques dites « orphelines », relativement rares sur le marché de la collection.
Avec son intérieur largement préservé, sa mécanique en bon état de fonctionnement et plusieurs interventions récentes, cette Chieftain Catalina 1956 constitue une excellente base de restauration.
Comme le résume parfaitement son propriétaire actuel :
« Roulez avec tout en la restaurant progressivement. »
Plus de 25 000 exemplaires de la Chieftain Catalina Hardtop 4 portes furent produits en 1956, mais seule une faible proportion semble avoir survécu jusqu'à aujourd'hui.
Informations d'identification
VIN : W756H13926
Marque : Pontiac
Modèle : Chieftain Catalina Hardtop 4 portes
Année : 1956
Usine d'assemblage : Wilmington (Delaware)
Série : 27 – Chieftain
Boîte de vitesses : Hydramatic
Numéro de production : 13926
Plaque constructeur (Trim Tag)
Modèle : 1956 Chieftain Catalina Hardtop 4 portes
Numéro de carrosserie : BW1814
Garniture intérieure : Code 252 – Tissu vert moyen à motifs et vinyle vert moyen
Peinture : Code HA – Hialeah Green et Raven Black
Tel +33 1 87 66 65 94
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